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Différents peuples du monde et surtout ceux des pays riches s'appuient avec force sur les éléments de leurs cultures (langues, sagesses, religions, savoirs, valeurs, codes de fonctionnement, ...) respectives pour se développer technologiquement et se projeter dans le monde. Les Etats Unis d'Amérique, forts de leur puissance économique et militaire, imposent chaque jour davantage au reste du monde l' « American way of life » à travers la très forte diffusion et vulgarisation des produits de leur cinéma, musique, média, industrie, universités, sectes, ... La France qui n'a de cesse de revendiquer son exception culturelle n'en fait pas moins dans son pré carré francophone tout en organisant l'Union Européenne dont les principaux membres disposent chacun d'un vaste réseau de centres culturels dans le globe, pour mieux contrecarrer la puissance culturelle américaine. Les Chines communiste (Beijing) et nationaliste (Taiwan), nonobstant leur antagonisme légendaire depuis 1949, n'ont jamais oublié de promouvoir les trois (03) enseignements à savoir le Confucianisme, le Taoïsme et le Bouddhisme mais encore le Mandarin, la langue mère de plus de mille cinq cent (1500) langues de ces peuples et surtout, le Yi-King, la science des changements ou la science des métamorphoses, la Sagesse chinoise. Malgré le développement technologique très avancé du Japon, son peuple respecte assidûment les préceptes shintoïstes et/ou bouddhistes alors que celui de l'Inde, quoique très fortement impliqué dans le Commonwealth, ne s'est jamais coupé ni de ses langues ni de l'indouisme. Les Arabes n'ont de cesse d'implanter les Mosquées partout dans le monde tout en imposant leur langue à tous les peuples qui se laissent faire. L'une des revendications majeures des Indiens du Chiapas au Mexique a toujours été la revalorisation de leur culture alors que le peuple inuit ou esquimau (Indiens du Canada) s'est battu avec succès pour écrire ses langues et retrouver son mode de vie originel, ...

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L'Afrique et sa diaspora font l'inverse. L'élite africaine normale trouve du plaisir à promouvoir la culture d'autrui au dépend de la sienne qu'elle ne connaît plus. La culture est de tout temps le parent pauvre des pays du continent noir. La part du budget national la moins importante est toujours consacrée au ministère de la culture s'il existe. Dans les pays francophones surtout, le rôle du ministère de la culture (réhabilitation et promotion des langues nationales, animation culturelle, financement des activités culturelles, ouvertures des centres culturels, ...) à l'image de celui des finances d'ailleurs, est joué par les structures en place de l'ancien colonisateur. On comprend dès lors que la Sagesse africaine ait totalement disparu dans les mœurs des populations africaines du continent et de la diaspora ; que les langues les plus usitées dans les métropoles de ce continent soient celles des anciens colonisateurs et que son élite intellectuelle pense avec les canons des autres, se projette dans l'avenir avec les yeux d'autrui, ...

Par ailleurs, une double confusion règne en Afrique et dans sa diaspora sur le plan culturel. On identifie ici culture et tradition d'une part, et d'autre part, culture et manifestations culturelles. La culture africaine est aujourd'hui réduite à un conglomérat de traditions, us et coutumes des communautés africaines du continent et de sa diaspora plus ou moins proches les unes des autres. Pire, avec l'exacerbation du repli identitaire, les communautés africaines du continent et de la diaspora refusent d'établir des passerelles entre elles et encore moins de s'approprier dans leurs langues respectives les savoirs nécessaires à l'amélioration de leurs conditions de vie. Chaque peuple africain se contente de promouvoir, de véhiculer et de diffuser voire d'imposer aux autres ses traditions, us et coutumes. Il n'est point question de culture africaine et encore moins de culture de tel ou tel pays africain c'est-à-dire des valeurs humaines de chaque peuple qui en constituent l'âme et qu'il doit utiliser pour résoudre ses problèmes vitaux et existentiels. Bien plus, ces valeurs humaines véhiculées par sa ou ses langue(s) s'expriment à travers ses manifestations culturelles (art, musiques, littératures, danses, cinéma, technologie, sport, ..) et devraient être en Afrique comme partout dans le monde un facteur de paix, de stabilité et de développement. Ce qui est loin d'être le cas dans le continent noir et frustre par conséquent les valeurs humaines universelles d'un de ses pans les plus importants.

Et pour cause, les valeurs humaines africaines mises sous le boisseau depuis le contact de l'Afrique avec l'Orient et l'Occident et l'arrivée de nouvelles religions, sont aujourd'hui piétinées par les propres fils de ce continent. L'endo-colonialisme et la culture de la mendicité ont si fortement pris place dans leur for intérieur qu'ils refusent par excellence leur culture véritable et attendent tout des autres : valeurs, religions, sagesses, savoirs artistiques, intellectuels et/ou techniques, ressources humaines, matérielles et/ou financières, ... Tel un bateau ivre dans une mer en pleine tourmente, l'Afrique manque totalement de centre de gravité, de point d'encrage, de repères. Empêtrer dans un esclavage physique, intellectuel, psychique et donc spirituel inégalé depuis des lustres qui a eu pour conséquence principale la totale déstructuration psychologique et culturelle de ces peuples à quoi viennent s'ajouter une extraversion socio-économique sans pareil et les effets très nocifs des différentes crises mondiales depuis les indépendances, les communautés africaines du continent et de la diaspora   n'ont jamais pu digérer les traumas de l'esclavage, de la traite négrière, du colonialisme et du néo-colonialisme, des guerres de migrations et ont, pour mieux refuser de se regarder dans un miroir, fait le lit à de multiples conflits armés ainsi qu'à une fuite de cerveaux, de sportifs et de travailleurs de tout genre sans pareil qui les appauvrissent davantage d'instant en instant. On comprend dès lors que l'Afrique soit dernière de la classe dans le concert des nations.

Manifestement, une autre approche du développement de l'Afrique s'impose dans les brefs délais. Elle devra à n'en point douter, avoir pour caractéristiques principales de pouvoir libérer les peuples de ce continent et de sa diaspora de l'esclavage physique, intellectuel et spirituel dans lequel ils sont coincés depuis belle lurette en leur donnant les moyens de créer désormais par eux-mêmes les conditions matérielles et immatérielles de leur propre existence mais encore et surtout, de promouvoir la réhabilitation des valeurs humaines universelles, seuls gages de paix, de dialogue permanent de cultures et du développement endogène de l'Afrique et du monde. Cette nouvelle approche du développement de l'Afrique devra à coup sûr avoir pour point d'encrage les valeurs humaines africaines. Un adage africain ne dit-il pas : « Si tu perds ton point de départ, il vaut mieux de le retrouver. Sinon, il n'y a point d'arrivée. » ?

A cette fin, LA FONDATIOND'AFRIQUE a mis au point un agrégat socioculturel dénommé LA DIMENSION CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT (DCD).

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